Interview : Seb Zerah.

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Dans un monde à la croisée de la pop, de la folk et du rock, nous avions rencontré Seb Zerah et son album treize titres intitulé « Nothing like a dream ». Tout droit venu de Mayenne, Seb est un auteur, compositeur et interprète.
C’est à l’occasion de la sortie de son tout nouvel opus « The Lost Ways » que Seb Zerah a accepté de répondre à nos questions, pour nous en dire plus sur son univers musical, le temps d’une interview.

Salut Seb ! Peux-tu te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?
Je suis musicien autodidacte et j’habite Mayenne . Je fais des concerts pour l’instant essentiellement dans cette région et j’ai sorti un album « Nothing like a dream » en 2014 et je viens juste de sortir un EP cinq titres « The lost ways ».

Quand as-tu commencé la musique et qu’est-ce qui t’a donné envie de la partager avec un public ?
J’écoutais beaucoup de musique étant jeune et j’ai commencé à apprendre la guitare vers 15 ans. J’étais très fan de Jimi Hendrix et de son jeu de scène transcendantale. L’envie de jouer sur scène était une évidence pour moi, même si au début c’était un peu laborieux.

Tu définis ton style comme de la Folk/Pop/Rock. Est-ce là l’envie de ne pas se cantonner à un seul style musical ?
Oui ça me permet d’élargir mon champ d’influences personnel. La folk américaine, la pop « british » des années 70 et le Rock en général, car j’ai aussi été pas mal influencé par le Grunge et le métal fusion des années 90.

Quels sont les groupes ou artistes qui t’influencent musicalement ?
Neil Young, Les Stones, Pink Floyd, Elliott Smith, Alice in Chains, Mark Lanegan..
voila mes plus grosses influences mais je pourrai en citer tellement d’autres!

Ton tout nouvel EP « The Lost Ways » vient de sortir. Peux-tu nous parler de sa composition et de son enregistrement ?
Après la sortie de mon premier album, il me restait quelques morceaux qui trottaient dans ma tête. Je me sentais dans l’obligation de les enregistrer pour ne pas les perdre. J’enregistre tout chez moi et « The lost ways » en est la suite logique, son prolongement.

Y a-t-il un titre sur cet EP qui te tient particulièrement à cœur pour son histoire ou sa signification ?
« Streetview » est l’un de mes morceaux préférés, car il parle de mon enfance et de mes amis d’enfance. Le morceau est positif et bien rythmé malgré son côté nostalgique.

Peux-tu nous parler de cette pochette presque enfantine ?
J’ai demandé à ma petite nièce qui a onze ans d’illustrer mon CD qui parle de mon enfance et de la difficulté pour un artiste d’être un adulte « responsable ».J’avais besoin de cette innocence pour faire comprendre ce message et c’est aussi un clin d’oeil à l’album de Téléphone « Un autre Monde » que j’écoutais beaucoup étant jeune.

Nous t’avions découvert avec l’album « Nothing like a dream ». Y a-t-il une grande différence entre ces deux productions ?
Sur l’enregistrement pas vraiment. J’ai acheté une carte son plus performante et une nouvelle guitare folk. Et sur la musique, je dirais que « The lost Ways » est plus sombre que son ainé et le thême est différent. Le premier album parlait de la nécessité de l’homme à entretenir ses rêves même s’ils sont parfois impossibles. « The lost ways » serait plus une réflexion sur le passé.

Si tu avais l’opportunité de collaborer avec un artiste ou groupe tous style et notoriété confondus ce serait ?
Je pense que ce serait quelqu’un d’inconnu et jeune dont l’univers musical serait différent du mien. Je ne suis vraiment pas du tout fan de ce que propose les majors et de leur matraquage médiatique. Je préfère largement écouter des artistes dans le monde entier avec peu de notoriété, mais qui travaillent avec leur coeur.

L’hiver est là, alors quelle est la playlist idéale à écouter au coin du feu ?
Ce serait un mélange entre « Death cab for cutie » en passant par la soul de Charles Bradley avec quelques morceaux de Cammy Enaharo, une musicienne de Rochester(USA) pleins de talents! J’aime aussi beaucoup écouter KEXP (une radio de Seattle).

As-tu des projets pour 2017 ?
Pas vraiment, je suis un peu dans le flou artistique. Je joue seul sur scène depuis quelques années et j’ai des envies de partages avec d’autres musiciens alors on verra bien.

On aime bien demander aux artistes de nous raconter une petite anecdote, c’est une tradition :
Je n’en ai pas vraiment de récente, mais sur le premier album, un serpent a tenté de rentrer dans ma chambre lorsque je rentrai chez moi et je lui ai écrasé la tête sans m’en rendre compte en fermant la porte! Inspiré, j’ai par la suite composé un morceau « nothing lasts forever » qui parle du côté éphémère de la vie!

Et nous te laissons le mot de la fin :
Merci à vous pour cet interview et à ceux qui le liront!
C’est pas toujours évident de parler de soi!

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