Interview : Royal Canoe

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Originaire de Winnipeg au Canada, Royal Canoe est un groupe de pop et de musique un peu bizarre. Avec des sonorités influencées par des artistes comme Anderson Pack, Tuneyards ou encore Kendrick Lemar, les six canadiens ont rapidement su se faire un nom sur la scène indie/pop.
Nous avons alors sorti les rames (ou pas) et traversé l’Atlantique le temps d’une interview afin d’en savoir plus sur ce groupe dont la musique ne devrait pas vous être inconnue très longtemps.

Salut Royal Canoe ! Pouvez-vous vous présenter rapidement pour ceux qui ne vous connaissent pas ?
Hello! On est un groupe de musiciens de Winnipeg, Manitoba Canada. On fait de la musique bizarre et pop.

Pouvez-vous nous parler de votre rencontre et de la formation du groupe ?
On jouait tous de notre côté sur la scène de Winnipeg et on fut amenés à se rencontrer à travers nos divers projets. On a commencé à jouer ensemble sur le side-project de notre chanteur qui s’appelait alors Royal Canoe. Comme on commençait à composer ensemble, on s’est rendu compte que c’était pour nous tous ce qu’on faisait de mieux. On a tous quitté nos groupes pour se concentrer sur Royal Canoe.

Dans quel registre musical vous illustrez vous ?
Je pense que notre musique essaie d’innover dans le genre pop… ce qui est peut-être une erreur mais pas mal de gens accrochent. J’espère que notre musique surprend l’auditeur, sans jamais perdre ses références pour le garder accrocher. J’aime pas les choses qui ne sont pas accrocheuses – mais ça ne doit pas forcément être du Justin Bieber.

Quels sont les artistes et groupes qui vous inspirent aussi bien personnellement que pour la musique de Royal Canoe ?
Anderson Pack, Tuneyards, Kendrick Lemar, Bibio, James Blake, Outkast, Adult Jazz

Votre nouvel album “Something Got Lost Between Here and the Orbit” est sorti en septembre. Pouvez-vous nous parler de sa composition et de son enregistrement ?
On l’a composé au cours de nos deux dernières années de tournée. L’album est une réflexion musicale et lyrique de la distance – des années de relations qui changent et se dégradent, la relation avec notre foyer qui se transforme.

Y a-t-il un titre qui vous tient particulièrement à cœur sur cet album du fait de son histoire ?
Mon titre préféré est “Walk Out On the Water”. Ce titre se résume dès la première ligne: ‘Still got a ticket to play’. Il semble parfois, pour un artiste, qu’avoir des compétences, des références et un produit convenable n’est seulement que la case départ. Mais ça te met juste au bas de la porte. C’est ton ‘ticket à jouer’. A partir de là, c’est une partie de poker complètement imprévisible. Un pari sur tes rêves et le choix de ce qu’il vaut mieux sacrifier. C’est ce ticket, ce pari et de temps en temps cette victoire qui t’amène au succès, peu importe comment chacun le définit. Walk Out on the Water se débat avec notre première petite impression du succès et réfléchit à ce qui vaut vraiment le coup, si nous faisons les bons choix, si nous parions sur les bonnes choses. Ca pose la question ‘Will I be singing Hallelujah?’ quand tout ça sera fini, et répond: ‘Oui, sûrement.. Je pense’

Il y a également deux clips : « Somersault » et « Bicycle ». Vous pouvez nous dire quelques mots sur leur réalisation ?
Somersault a été produit par Nathan Boey, un excellent directeur de Vancouver, Canada. Une des choses qui a vraiment rendue la vidéo intéressante était la chorégraphie de Kaja Irwin et le magnifique design d’Hannah Doucet, qui est une artiste incroyable. Elle a aussi fait notre cover d’album. Bicycle est une animation de Bill Acheson et Matea Radic qui était ma colocataire, ils ont mis tellement de temps et d’efforts dans cette belle vidéo. Winnipeg est une toute petite ville où on a un tas d’amis talentueux prêts à nous aider et faire de nos vidéos des réussites qu’on ne pouvait même pas imaginer.

Vous êtes donc un groupe canadien mais avez-vous déjà eu l’occasion de venir jouer en Europe ?
On est venus deux fois en tournée en Europe.

Connaissez-vous quelques artistes français que vous aimez particulièrement ?
Monet – ha, non je rigole! Non pas qu’on n’aime pas Monet, mais comme artistes musiciens je dirais que Serge Gainsbourg serait ma plus grande influence.

On imagine qu’au Canada il y a également des groupes émergents alors que pouvez-vous nous proposer de découvrir ?
Begoina / Weaves / Jaunt

Avez-vous des projets pour 2017 ?
Nous allons tourner pour cet album et composer de nouveaux morceaux. Des collaborations potentielles seront bientôt annoncées.

On aime bien demander aux groupes de nous raconter une petite anecdote, c’est une tradition :
On a joué dans une soirée à Hollywood et en titubant, j’ai piqué le verre de Father John Misty, ruiné sa conversation alors qu’il jouait ironiquement Blackbird dos au coucher de soleil.

Et nous vous laissons le mot de la fin :
Fin 🙂

Pour les plus bilingues, nous vous proposons de découvrir l’interview en version originale (pdf à télécharger).

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