Interview : Glass Museum

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Duo belge piano-batterie aux influences jazz moderne, Glass Museum présentait sur la toile sa première vidéo live à l’Attic Studio «Chamo», il y a quelques mois de cela. Un univers grandiose qui a permis à Antoine et Martin de se faire remarquer rapidement.
De nombreuses dates passées et d’autres à venir, les musiciens de Glass Museum ont tout de même pris le temps de répondre à nos questions le temps d’une interview.

Salut Glass Museum ! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Martin : On est un duo piano batterie formé en 2016, oscillant entre jazz, rock et influences électroniques! Depuis le lancement du projet, on a fait une quinzaine de dates, dont une prestation au Dour Festival, un concert au Waves Vienna en Autriche ou tout bientôt une date au Botanique!

Vous êtes donc un duo. Racontez-nous un peu comment vous vous êtes rencontrés et comment s’est faite la formation du groupe ?
Antoine : Martin et moi nous connaissons depuis l’enfance. On jouait chacun dans des groupes de notre région, lui dans Abuzska à l’accordéon et moi dans Perils of Penelope à la batterie, donc baignés dans une même scène local tournaisienne. On était également dans la même école, et avions déjà quelques échanges à ce moment là, mais pas encore musicaux.
Martin : En 2015 on s’est croisé à la nuit de l’archi à Tournai et on s’est dit que ça pourrait être cool de jammer ensemble ! Au mois de juin, Antoine est venu chez moi avec son synthé et ce qui ressortait de la jam nous a plu, on a donc décidé de commencer un groupe ensemble.

Vos deux instruments sont donc la batterie et le piano. D’où vient cette envie de les associer ?
Antoine : Lors de nos premières répètes, on voulait inclure un troisième membre au projet, sans pour autant savoir vers quel style se diriger et quel instrument ajouter. On passait nos répètes à jammer, à découvrir le style de l’un et de l’autre, et entre temps, des idées de morceaux émergeaient petit à petit.
Martin : Au fil des répétitions, l’idée de créer des morceaux à deux a commencé à nous plaire. C’était aussi un challenge : remplir l’espace sonore avec comme seuls éléments un piano et une batterie.

Et votre nom il vient d’où ?
Martin : « Glass Museum » est le nom d’un morceau du mythique groupe de jazz/post rock Tortoise, basé à Chicago. Formation d’une petite dizaine de musiciens talentueux sur scène !
Antoine : La consonance nous plaisait, et notre idée était d’inclure une matière comme le verre dans le titre, ce qui annonce une certaine fragilité, et en même temps un coté « explosif ».

Vous vous illustrez dans un registre jazz moderne. C’est un style que vous aimez particulièrement ?
Martin : On parle de jazz moderne pour évoquer le travail de certains artistes autours d’une musique jazz agrémenté d’autres éléments musicaux, plus pop et électroniques. Des artistes comme GoGo Penguin ou BadBadNotGood font ça à merveille et dépoussière le jazz, le rendant moins dissonant, plus contemporain, et plus accessibles que les artistes jazz traditionnels.
Antoine : Cette « vague » alternative a pris pas mal d’ampleur dernièrement et attire un plus large public à apprécier le jazz, ce qui est super chouette !
Les gens ont tendance à nous inscrire dans ce style jazz « moderne », surtout par nécessité de nous coller une « étiquette » de style, bien que ce terme ne soit pas très académique.

Quelles sont vos influences musicales aussi bien personnellement que pour Glass Museum ?
Martin : Personnellement, venant d’une scène « math-rock », mes influences au niveau du jeu de batterie sont plutôt rock expérimental. J’apprécie cependant énormément le travail de certains producteurs de musique électroniques comme Amon Tobin, Flying Lotus ou Aphex Twin, qui ont une approche innovatrice de la musique, et qui me donnent plein d’idées au niveau du jeu.
Antoine : De mon coté, je suis issu d’une formation piano classique à l’académie de Tournai. Outre ces bases traditionnelles, je dirais que mon jeu est agrémenté d’éléments orientaux et d’influences musique du monde. J’aime beaucoup expérimenter des nouvelles sonorités sur mon instrument et mélanger mélodies jazzy avec des touches électroniques.

Nous vous avons donc découvert avec votre toute première vidéo « Chamo ». Pouvez-vous nous parler du tournage ?
Martin : Chamo était le deuxième morceau que nous avions composé. Au lancement du projet, nous voulions proposer une vidéo de qualité au grand public, afin de pouvoir postuler et se lancer sur scène. On a donc mis notre pote vidéaste Val sur le coup pour enregistrer une jolie session chez Louis, notre ingénieur du son, ce qui nous a pris une journée et une dizaine de prises à l’Attic Studio. Très bon souvenir!

Souvent on attend d’un groupe un EP ou un album. Est-ce en projet pour Glass Museum ?
Antoine : En effet, la prochaine étape pour nous va être la composition, l’arrangement, l’enregistrement et la production d’un EP ou album en 2017. Il s’agit d’un travail important, indispensable pour passer à la suite et concrétiser le projet avec un « support » musical autre que vidéo. On veut créer quelque chose de complet et cohérent musicalement, et enrichir nos compositions avec plein éléments supplémentaire au piano et la batterie. Bref, un résultat totalement différent de ce qu’on peut écouter en live !

Nous avons remarqué que sur scène vous êtes face à face. C’est important pour vous cette configuration ?
Martin : Jouer face à face nous a semblé évident dès les prémices de mise en scène du projet car cela favorise le contact et les interactions entre nous en concert ! Au niveau des dynamiques, c’est aussi super agréable d’être l’un en face de l’autre car on peut gérer des montées ensemble, ça permet d’être plus en phase, et de mieux ressentir la musique de manière générale.

Avez-vous vous partagé la scène avec quelques artistes que vous souhaiteriez nous faire découvrir ?
Antoine : Bien sûr ! « Ozferti », un producteur de musique électronique aux influences musique du monde, avec qui on a eu la chance de partager la scène à notre premier concert au tremplin Dour.
Martin : La chanteuse Marijke Maes qu’on a découvert avant notre concert au RAMPscenario.
Antoine : Et tous les finalistes du Concours Circuit : TOTM, Monolithe Noir, BODA BODA et WUMAN !

Avez-vous des projets à venir pour 2017 ?
Martin : outre la réalisation de l’album qui devrait nous prendre pas mal de temps pour sortir vers septembre 2017, on a actuellement une grosse dizaine de dates bookées en 2017 et plein d’autres surprises !

Et nous vous laissons le mot de la fin :
Antoine : Ecchymose (beau mot au scrabble, on aime le scrabble).

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