Interview : Alpha Brutal

Photo Alpha Brutal

Photo Alpha Brutal

Composé de Janik (Guitariste), Jeremy (Bassiste / Chanteur/ Leader compositeur), Aude (Chanteuse / Claviériste) et Vincent (Batteur), le groupe Alpha Brutal bouscule les codes musicaux. Des sonorités pop qui s’entrechoquent avec un métal brut, Alpha Brutal n’a pas de limite et c’est à travers un premier opus éponyme que les membres du groupe nous montrent tout leur talent.
Un nouveau titre paru en novembre 2016, nous avons voulu en savoir plus sur ce groupe très catchy mais toujours avec tendresse. Interview avec Alpha Brutal!

Salut Alpha Brutal ! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?
Jeremy : Salut, moi c’est Jeremy, je suis le bassiste/compositeur et membre fondateur du groupe, et j’aime le zgeg.
Janik : Salut ! Je m’appelle Janik et je suis le guitariste !
Vincent : Salut, je m’appelle Vincent, je suis le batteur du groupe depuis sa formation live, je suis ravi d’y être !
Aude : Et moi la chanteuse claviériste !

Racontez-nous un peu la rencontre et la formation du groupe.
Jeremy : À la base je faisais mes maquettes dans ma chambre. J’en ai fait pas mal et sorti 4 que j’ai regroupées dans un petit EP appelé Début. À l’époque on s’appelait encore DreaDful (une déformation de mon pseudo Dreadredful). Je continuais à taffer, notamment avec notre première chanteuse, c’est elle qui m’a suggéré en premier de tourner le projet en groupe Live. J’ai donc produit notre premier EP puis on a cherché un line up pour le jouer.
Vincent: Un moment où je m’ennuyais pas mal dans ma vie, j’ai décidé de chercher un groupe qui me plaisait vraiment. J’ai vu l’annonce de Jeremy sur zikinf, j’ai écouté ce que ça donnait, j’ai jamais cru que j’y entrerais parce que c’était trop beau pour être vrai, j’ai mis mon plus beau t-shirt de Dream Theater, et ça s’est bien passé.
Janik : J’ai écouté par hasard un des morceaux du groupe via bandcamp puis j’ai appris via l’ancienne chanteuse qu’ils recrutaient, du coup je me suis proposé et je pense que le courant est passé directement.
Aude : Je suis arrivée après et Vincent et Janik. J’avais déjà un groupe mais je sentais depuis peu un ralentissement, alors j’ai décidé de regarder de temps à autre les annonces sans pression. J’ai eu le coup de cœur à la première écoute (Hunt).

Quand vous vous êtes présentés à nous vous nous avez dit « Imaginez la complexité massive de Devin Townsend mêlée aux subtilités pop entraînantes des Pixies, rajoutez-y des sonorités chiptunes à la Horse The Band et enfin une bonne dose de second degré! ». Mais alors du coup c’est quoi votre style musical ?
Vincent : Je crois que Jeremy compose beaucoup à partir des choses qu’il écoute, l’inspirent sur le moment, et en sort quelque chose de spontané, avec en fil rouge les sonorités 8bit. Après, ne lui en déplaise, je pense qu’on a un côté assez progressif dans la façon dont on essaye de jouer avec les codes du métal actuel.
Aude : Je dirais Postmoderne. Ça fait pompeux mais c’est tout à fait ça, le côté citation, grand mix et à milles lieues du premier degré.
Jeremy : Notre style musical est chaud à définir vu que ça correspond à ce qui me passait par la tête à l’époque. Aujourd’hui on essaye d’y réfléchir plus précisément. Perso je dirais qu’on fait du Pop Metal avec beaucoup d’influences et une récurrence de sons 8bit.
Janik : Je ne vois pas vraiment de genre qui pourrait définir ce qu’on joue. Le terme de progressif serait le plus approprié car on n’a pas vraiment de limites en termes d’influences et donc tout est possible. On peut passer d’envolées à la Frank Zappa ou Magma à quelque chose de plus brut comme Rings Of Saturn tout en gardant une empreinte propre.

Et quelles sont vos influences ?
Vincent : Je suis tombé dans la marmite du métal un peu mathématique il y a quelques années avec Dream Theater, depuis je me nourris du jeu des anciens Mike Portnoy, Mangini, et découvre les nouveaux Anup Sastry, Matt Garstka… J’ai aussi une grande affection pour le néo métal dont j’aime beaucoup les mélanges que proposaient à l’époque P.O.D ou Papa Roach. Je pense que tout ça se ressent un peu dans les derniers enregistrements d’Alpha Brutal.
Aude : En termes de voix, mes récents coups de cœur sont Leprous (Einar Solberg), Furykane (Jennifer Diehl) et Destiny Potato (Aleksandra Djelmas). J’avoue être longtemps restée bloquée sur Roy Khan (de Kamelot).
Janik : Je sors d’un univers très Metalcore à la base, j’en ai joué pendant des années avant d’intégrer le groupe. Aujourd’hui je n’écoute plus que la branche progressive moderne dans le Metal (Periphery, Tesseract, Vildhjarta) et je suis tourné hip hop US des 90’s (MF Doom, Guru). Cependant, cela ne m’empêche pas d’être toujours ouvert à tous les genres. Mon guitariste adulé est John Petrucci (Dream Theater) et le musicien que j’admire le plus est Trent Reznor (Nine Inch Nails).
Jeremy : J’ai écouté pas mal de trucs différents, mais dans mes influs principales je mettrais beaucoup de mathcore avec notamment Botch et Dillinger Escape Plan ou Meshuggah. Beaucoup de Djent aussi genre Vildhjarta, Periphery, Monuments. J’aime énormément Devin Townsend sur l’ensemble de sa carrière. Dans les influs pop d’Alpha on peut aussi ajouter les Pixies et Knower (un groupe d’electro pop/jazz pas super connu qui défonce). Je suis aussi un gros fan de musique 8bit, et de BO de jeux, des trucs genre la BO de Chrono Trigger ou encore de Batman the video game.

Votre premier EP est disponible sur la toile. Pouvez-vous nous parler de sa composition et de sa réalisation ?
Jeremy : Le premier EP a eu un processus assez particulier. C’est un EP que j’ai fait dans ma chambre, la batterie est programmée et quasi toutes les grattes sont en ampli virtuel. J’ai écrit ces compos sur une année et elles sont passées par beaucoup de maquettes et de tentatives. Certaines chansons sont super personnelles, d’autres moins et sont plus pop et sympa à écouter. On a enregistré les voix avec le micro d’un ami dans ma chambre, c’est tout produit maison. J’y ai passé énormément de temps, notamment pour le mix, n’étant pas complètement à l’aise en la matière à l’époque, néanmoins il est fidèle à ce que j’avais dans la tête.

Si vous n’aviez qu’un titre sur cette production à nous recommander ce serait lequel ? Et pourquoi ?
Jeremy : Je dirais Hunt, c’est la chanson dont la composition fut la plus longue. Je suis passé par énormément de versions avant d’aboutir à celle-ci. C’est une chanson très efficace et progressive qu’on aime beaucoup jouer en live. Je suis très fan des riffs. J’en aurais cependant une autre à recommander, moins facile à écouter, c’est Défouloir. Cette chanson est beaucoup plus personnelle, elle correspond à des moments pas faciles dans ma vie où j’avais besoin d’extérioriser beaucoup de choses.
Janik : EPIC SONG pour ma part, le morceau clôture réellement de manière épique l’EP et les riffs sont juste « on point » du début à la fin.
Vincent: Étant fan de mesures asymétriques, je dois recommander Défouloir. La dernière partie est une éclate absolue à jouer en live, avec une montée détonante. Bref, ça casse des bouches.
Aude : Hunt !

Vous parlez sur les réseaux sociaux d’un nouvel EP en préparation. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Jeremy : C’est un EP qui fut encore composé sur une année environ. Cette fois ci j’ai essayé de garder une ligne artistique plus stricte, néanmoins il y a beaucoup d’influences. On a eu recours une batterie réelle cette fois ci pour un son plus viscéral. Néanmoins il reste produit à la maison, cela me permet d’y consacrer un temps considérable afin d’avoir le résultat et le son que j’ai dans la tête.

Puisque Noël et les cadeaux étaient d’actualité, est-ce que vous vous souvenez du premier album ou disque qui vous attendait sous le sapin ?
Jeremy : Tommy des Who, un de mes albums préférés.
Vincent : Ce doit être l’album live En Vrai de Soldat Louis, ou Un Signe du Temps de Nuttea… Rien n’est moins sûr, mais je les recommande tous deux… Plus le premier que le deuxième.
Aude : Holywood de Marilyn Manson, arraché de force du porte-monnaie parental pour assouvir mon côté dark teenager d’alors.
Janik : Le premier disque que l’on m’a offert était un CD de Thirty Seconds To Mars que j’ai écouté deux minutes avant de le ranger pour toujours dans un placard. L’album qui m’a été offert mais qui a par contre déclenché un effet boule de neige de mes goûts musicaux est sans doute Minutes To Midnight de Linkin Park. Je ne recommande pas particulièrement ce dernier mais je dois avouer que sans ce cadeau je ne me serais jamais intéressé au metal et tout ce qui a suivi.

Avez-vous d’autres projets en préparation ?
Jeremy : Nous travaillons actuellement sur notre nouveau set, et nous effectuerons une résidence afin de tout mettre en place.

Quelques dates à venir peut-être pour 2017 ?
Jeremy: Ça se met en place, on est encore concentrés sur le nouveau set mais on jouera le 3 mars à l’auditorium d’Enghien, et le 4 mars à la Cave Dîmière d’Argenteuil.

La traditionnelle anecdote pour finir ?
Vincent : On fait nos balances en disant « Bite » dans le micro… j’ai pas beaucoup mieux.
Jeremy : C’est vrai.
Aude : Ah bon ? Moi qui croyais que c’était Bit…

Et nous vous laissons le mot de la fin :
Vincent : Rosette
Jeremy: On refait le breakdown mais lentement pls.

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