Douglas Hinton

Douglas Hinton «on the rocks»
Brestois depuis 2000, le folk de Douglas Hinton est âpre, la contestation jamais loin. L’histoire d’un homme qui rêvait de savoir faire le «Moonwalk» et qui écoute désormais Tom Waits.

Croisez l’Écossais Douglas Hinton dans la rue, et vous imaginez un type sympa, discret, poli. Prenez ensuite le même type que vous mettez sur scène, une guitare entre les mains: la sympathie est toujours évidente mais, dans le fond, l’homme est transformé. La politesse se voit remplacée par la poésie d’un langage de charretier, en Shakespeare dans le texte.

Liverpool-Glasgow le match de sa vie
Douglas Hinton distille un folk pur malt, rugueux comme un paysage chahuté entre les Highlands et les docks de Liverpool. Né chez les «Red’s», il passe à Liverpool les premières années de sa vie. Ensuite, Glasgow. Sa mère est écossaise. «À 14 ans, mes parents m’offrent ma première guitare. Au départ, je fais du bruit, puis je maîtrise les accords du blues. Petit à petit, je trouve mon identité». Son identité… «Les groupes comme Blur ou Coldplay me laissent froid. Pour moi, Blur, c’est une version karaoké des Kinks. Bref, mon but, dès lors que j’ai su jouer de ma guitare, c’était de composer, à terme, mes propres morceaux».

God save Michael Jackson
La première claque musicale de Douglas Hinton lui a été infligée par les Sex Pistols: «Enfin… Au départ, c’était surtout Jackson. Je voulais danser comme lui. Je faisais le Moonwalk devant mes copains. Ils avaient l’air impressionné, vraiment»… Et puis les Pistols, donc, viennent tout balayer. Plus tard, le mélomane tombe sur Nick Drake. Et les songwriters lui tombent dessus: Tom Waits, Johnny Cash, Brian Wilson… Son style se forge. Le résultat est un bonheur.

Premier album solo «Permanent Tourist» puis « Mind Medicine »
Fin 2011 il a sorti un premier effort composé, joué et enregistré par ses soins. L’ambiance était très folk, guitare sèche, voix parfois doublées, quelques percus pour un résultat très lo-fi. Mais Douglas sait chanter et écrit des titres qui n’oublient pas les mélodies. Ca peut rappeler par moment Neil Young, Bert Jansch, Loudon Wainwright III ou le néo-folk new-yorkais. Son travail est on ne peut plus intéressant. A suivre donc… avec la sortie en mai 2012 de « Mind Medicine », son deuxième album, enregistré dans un studio professionnel sous la houlette de Jean-Louis Waflart, jeune producteur talentueux. Mai 2014 a vu la sortie de 2 albums autoproduits (« Rise Up » et « Dream World ») 100% solo guitare acoustique/voix. Douglas se produit régulièrement en Bretagne et ailleurs en France.

https://www.facebook.com/douglashintonmusic/

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